Je tiens à souhaiter à
tous nos membres un bon début d’année. Je ne sais pas si
vous avez pris connaissance des «offres» patronales,
mais laissez-moi vous dire, si je m’en tiens aux
documents gouvernementaux, qu’il est plus simple pour
moi de vous offrir de la santé que de la prospérité.
À la fin du mois de
décembre, nous avons reçu les offres patronales que nous
préférons qualifier, ici au syndicat, de demandes
patronales. En effet, à la lecture de celles-ci, rien ne
permet à nos membres de se réjouir, à moins qu’une
augmentation totale de 7% de la masse salariale sur 5
ans vous semble suffisante.
Lorsqu’on regarde
l’indice des prix à la consommation (IPC) et les
augmentations des tarifs des services gouvernementaux,
entre autres, vous direz comme moi que nous continuons à
nous diriger lentement, mais inexorablement vers un
appauvrissement. On veut également déprécier le régime
de retraite (RREGOP) lors de cette négociation.
En plus de notre
situation salariale, nos conditions de travail sont au
coeur des préoccupations des enseignantes et des
enseignants. Là encore, aucune offre gouvernementale
n’émane du document, nous trouvons seulement demande par
dessus demande. Je vous en présente quelques-unes qui
donnent le ton général.
Au secteur des jeunes, on
voudrait revoir les règles des maxima dans les groupes,
enlever le temps de nature personnel pour le remplacer
par une tâche afférente à la vie de l’école tandis qu’au
primaire on voudrait des heures de dîner plus courtes.
Les routes sont belles au Québec, nous voulons donc
élargir la règle des 50 km qui pourrait étendre la
mobilité à la grandeur de la commission scolaire.
Au secteur des adultes,
on veut revoir les dispositions relatives à l’octroi de
postes réguliers à l’éducation des adultes et en
formation professionnelle, permettre que les cours
soient dispensés sur 12 mois et enlever la limite des 50
km qui pourrait amener du personnel enseignant à devoir
se déplacer même dans une autre commission scolaire.